Les forces répressives pendant l’occupation en Aveyron

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A la suite de l'armistice du 22 juin 1940 mais surtout de l'entrevue de Montoire entre Petain et Hitler (24 octobre 1940), le regime de Vichy met en place une collaboration d'Etat avec l'occupant nazi. La police et la gendarmerie prennent une part active dans la lutte contre la Resistance ou les rafles de juifs...

La police urbaine

Faible en importance elle était Composée d’un Commissariat à Decazeville et à Aubin et de quelques agents à Villefranche de Rouergue . Son activité répressive était limitée par un groupe de résistants en son sein .Cependant ,le commissaire de Decazeville fut exécuté en mars 44 compte tenu de sa brutalité et sa chasse Incessante des résistants

La gendarmerie :

Les gendarmes , pour leur majorité , ont suivi docilement les directives de Vichy , arrêtant sans état d’âme juifs et communistes . Cependant ,après l’invasion Allemande de la zone Sud , mais surtout après les revers continus de la Wehrmacht et la pression du maquis , nombre d’entre eux basculèrent dans les rangs de la résistance au moment opportun , à la 23ème heure voire la 24ème heure pour certains .Des avertissements répétés sont nécessaires pour réfréner leur trop grand zèle notamment du brigadier de Villeneuve , du capitaine de Villefranche qui a succédé au capitaine Guillon déporté(Il y eu cependant d’authentiques résistants dans ce corps en bas-Rouergue) ou des gendarmes de Rignac qui ont assassiné le résistant Robert.

Les GMR

Les Groupes mobiles de réserve , souvent abrégés en GMR , étaient des unités paramilitaires créées par le gouvernement de Vichy . Leur développement fut l’affaire privilégiée de René Bousquet , directeur général de la Police nationale . A partir de l’automne 1943 les GMR étaient engagés dans les opérations de répression de la résistance . Deux compagnies de GMR stationnaient en Bas Rouergue , à Decazeville et à Villefranche. Ces force de « maintien de l’ordre » étaient épaulées dans leur action par diverses organisations fascistes notamment la milice Pour François Vittori (commandant Marc) ,ces GMR étaient dans leur grande majorité des mercenaires à la solde de Vichy.

La milice

En janvier 1943 , le gouvernement de Vichy décide de créer la Milice à partir du Service d’Ordre Légionnaire . La milice constitue rapidement la police politique de Vichy et en vient à jouer un rôle supplétif auprès de la Gestapo et des autres forces nazies présentes sur le territoire.
Ouvertement fasciste , anticommuniste , antisémite et antirépublicaine , la milice est officiellement placée sous le commandement du Premier ministre . Dans les faits, elle est dirigée par son secrétaire général Joseph Darnand, fondateur du Service d’ordre légionnaire (SOL, 1940-1943) qui en est l’ancêtre.

L’objectif de la milice est de lutter contre la Résistance ,de traquer des Juifs ou les réfractaires au STO ,de maintenir l’ordre.

  • «En décidant de transformer le S.O.L. en milice française, M. Pierre Laval vient de rendre un grand service. Composée de volontaires, soumise à une véritable sélection, n’accueillant que d’authentiques français de race et de sentiment, la milice française sera la troupe de choc (de la R.N) ». (Messager de Saint-Affrique. 13-02-1943).
  • Implantée dans les plus petits villages elle représentait un vrai danger . L’exécution de certains de ses chefs à partir de mi-juin 44 (Bachellerie à Aubin le 25 février 1944) a considérablement atténué leur zèle . Rapatriée à Rodez , Elle n’existait plus en Bas-Rouergue à partir de ces exécutions.

    Après l’invasion de la zone libre , aux forces répressives Vichistes s’ajoutent celles Allemandes :

    La Gestapo

    Important rôle répressif joué par les forces de police et les éléments SS implantés à Rodez secondés par une armée d’indicateurs. Ce furent deux membres de la gestapo de Rodez qui ont pris l’initiative du massacre de Sainte-Radegonde : Stettien chef des renseignements de l’Aveyron et le caporal interprète Fienemann (alias « le Grand-Luc ») . Ils convainquirent le colonel Steuber chef de la Kommandantur de Rodez de donner l’ordre de l’exfiltration des prisonniers puis de leur exécution Au procès de la « Gestapo » de Rodez (Toulouse, 6-11 juin 1951), Fienemann fut condamné vingt ans de bagne et vingt ans d’interdiction de séjour pour sa responsabilité dans le massacre de Sainte-Radegonde. Ce verdict provoqua des remous en Aveyron. Les habitants de Rodez conservaient le souvenir de l’homme terrible , cruel et fanatique qui termina tranquillement sa vie en Allemagne.

    Brigade spéciale de Montpellier

    Dirigée par lintendant de police Pierre Marty*elle est appelée Brigade sanglante . Marty accompagné de compagnies de GMR intervenait en Aveyron pour chasser les résistants . En collaboration avec la Gestapo ,il y fut particulièrement actif . (Jugé à Toulouse en 1948 , Pierre Marty sera condamné à mort et exécuté).

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